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Des excuses et une punition
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Dymnos Nárkissos
Humain Lunatique

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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 19:41 (2008)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Je quitte le seigneur Tsuki et l’ancien esclave de mon frère, Ikedori, à l’entrée du quartier où vit mon nouveau « maître ». Je marche silencieusement et lentement vers le lourd portail qui délimite ma future prison… Une prison qui peut être soit dorée soit infernale selon mon comportement futur.

Je l’ouvre le plus doucement possible pour ne pas me faire encore plus remarquer. Elle grince un peu… Je la maudis alors intérieurement. Je la referme aussitôt entrer dans ce lieu si sombre.

Je regarde un instant le palais de mon seigneur. Il est si grand mais dans la nuit noire, on ne voit pas sa beauté : les pierres anciennes et apparentes lui donnent plutôt un aspect sinistre et glacial… Un peu comme son propriétaire d’ailleurs… Enfin, Tsuki m’a certifié qu’ils étaient comme nous… Certains étaient colériques d’autres plus calmes… Peut être que je me trompe sur lui… Peut être cache t-il une personnalité plutôt agréable…
Je doute soudain de moi. C’est peut être de ma faute s’il c’est comporté ainsi, je ne sais plus vraiment que croire…

Je soupire et reprends ma route. Il ne faut pas que je perde mes « bonnes » raisons de revenir. On a tous besoin d’une chance après tout ! J’ai fait des erreurs, il en a commise : faut assumer !
J’arrive enfin devant la porte d’entrée… Elle est si imposante ! J’avale difficilement ma salive et vérifie qu’elle est ouverte. Elle l’est ! J’entre le plus discrètement possible. Personne dans le vaste hall…

Je regarde autour de moi et réfléchis à l’endroit où se situe le Seigneur de ces lieux. J’entends soudain une voix s’élevée. Elle vient de la droite, dans ce qui semble être un salon, enfin c’est ce que je peux comprendre d’où je suis.

Bon récapitulons… C’est ma seule chance d’avoir une famille et un toit, chose que je n’avais pas le droit de posséder dans mon monde vu que je suis un bâtard. C’est aussi une chance de refaire ma vie, loin d’Alexandre et de mes souffrances passées.

Je soupire, pourquoi je sens qu’il va me rire au nez. Oui, bien sûr, il va me punir, me battre pour ce que j’ai fait mais… j’ai peur qu’il me rejette comme ils l’ont tous fait.

Je pousse la porte de la pièce qui est entrouverte et je le vois. Il est debout devant une grande cheminée. Il parle sans doute de moi vu qu’il pourrait avec ses propos faire abattre la peste et la malaria sur toute l’Asie. Je m’avance lentement, mes pas de font aucuns bruits.
Il parle désormais de lancer ses chiens sur moi, de me transformer en nourriture pour chiens. Je souris, oui il est furieux et je vais le payer très cher.

Je m’arrête à cinq mètres de lui. Maintenant, il me faut trouver les mots justes pour me faire pardonner et lui montrer que je regrette de n’avoir pas compris plutôt que ma soumission est nécessaire pour ma survit ici bas.
Dois-je le nommer Maître ou Seigneur ? Doivent me prosterner ? Non, ce sont les perses qui font cela et puis je suis un guerrier et les guerriers ne se soumettent pas aussi ouvertement.
Je râle intérieurement, voilà que je m’embrouille ! Allez, Dymnos tu es un macédonien robuste et courageux, non ? Alors lance-toi !

-Maître, je suis rentré…

Il arrête de pester contre moi et se retourne brusquement.
Si ses yeux pouvaient tuer, je mourrais milles fois dans d’atroces souffrances.
Avant qu’il se mette à hurler ou à bouger, je m’avance en m’inclinant un peu.

-Avant de me tuer pour mon insolence ou de me réduire un pâté pour votre magnifique meute, je vous prie de bien vouloir vous assoir et m’écouter… Je vous en supplie mon Seigneur, je ne vous demande qu’une chose : m’écouter. Laissez-moi vous expliquer certaines choses, ensuite si cela ne vous plait guère, vous pourriez me tuer avec les moyens que vous jugerez assez lents et douloureux.

Je lève un peu la tête pour voir sa réaction, il n’a pas bougé mais ses yeux trahissent sa colère. Je me redresse et marche vers lui. Je pose doucement ma main sur son épaule et lui désigne un fauteuil digne des plus grands rois.


- Asseyez-vous, je vous prie…

Je lui force un peu la main mais il finit par céder et s’assoir sur le velours du meuble. Il me regarde toujours avec autant de haine. Au moins, j’aurais essayé de lui faire comprendre mes sentiments douloureux et mes craintes.
Je m’agenouille devant lui et attrape délicatement sa main que je baise à plusieurs reprises. Puis je pose ma tête sur ses genoux, dévoilant ainsi ma nuque fragile.


-Je regrette d’avoir levé la main sur vous. Vous êtes un seigneur et je ne suis qu’un bâtard devenu désormais qu’un esclave dont la vie dépend de votre humeur. Je vous demande pardon. Je n’ai pas réfléchis à mes actes, trop absorbé par la terreur que votre geste à engendrée mais surtout réveillée chez moi.

J’essaye de ne pas repenser à ce qu’il c’est passé mais c’est plus fort que moi. Mon cœur se serre alors qu’une envie de vomir me prend. Je me crispe pour faire passer ces douleurs souvenirs. Je dois me reprendre.

-J’ai réfléchis à tout ça. A ma vie passée, à ma capture et à vous… Ma vie n’a été que douleur et solitude durant ces vingt ans, vous m’avez sauvé la vie. Sans votre intervention, je serais mort comme un chien. Je vous dois la vie, je devrais vous offrir ce que vous avez sauvé, au lieu de vous insulter ou de me battre avec vous et c’est ce que je vais faire : je vous offre ma vie, faites en ce que bon vous semble car telle est ma destinée à présent.
Et puis… Vous m’offrez sans le savoir une chose que je rêve depuis très longtemps d’avoir, une nouvelle vie loin de la Macédoine, loin de mon frère… Même si pour vous, à ce que j’ai pu comprendre, je ne suis qu’un garde mangé ambulant et un trou dans lequel vous pouvez vous verser, j’aurais au moins une « famille », une maison et c’est la seule chose qui a de l’importance à mes yeux.


Ma voix tremble, de fines larmes coulent de mes yeux : c’est la première fois que je me confie autant. Avant, il n’y avait personne pour m’écouter.
Je me rends de plus en plus compte de l’importance qu’il pourrait avoir dans ma nouvelle vie. Et puis, oui, je préfère être soumis à ses pulsions sexuelles et sauvages que d’être à nouveau dans cette arène où seule la mort peut être mon amie.

Je lève ensuite la tête vers lui. Ses yeux ne lancent plus d’éclairs de colère, enfin il me semble, alors que les miens se noient doucement dans mes larmes silencieuses. Je prends délicatement sa main et la porte sur ma joue. J’embrasse le poigné de ce seigneur si étrange puis ma tête se loge de plus en plus dans sa paume.


-Pardonnez-moi, maître… Pardonnez-moi, je vous en supplie. Mais par pitié, ne me laissez pas… J’ai tant besoin de vous, laissez moi une chance de me rachetez. J’accepte ma nouvelle vie, je vous donne ma vie, mon corps… le peu qui m’appartient est désormais à vous. Je jure de ne plus vous causer d’ennuie, de ne plus vous mettre en colère… J’ai juste besoin d’un tout petit temps d’adaptation mais je vous promets d’être votre humble et fidèle serviteur.

Je baisse les yeux, je n’ai plus rien à dire me semble t-il.
On dit que les chiens sont des loups apprivoisés… Alors pourquoi le nouveau Dymnos ne pourrait pas être l’ancien Dymnos apprivoisé ?
Je veux juste qu’une toute petite chance, je lui sacrifierais tout s’il me garde auprès de lui et devient ma nouvelle et unique famille.


-Je n’ai rien à ajouter pour ma défense, maître. Punissez-moi si vous le juger bon mais je vous jure sur mon honneur, sur la vie royale de mon frère, sur le mont Olympe ou n’importe quoi, que je ne recommencerai jamais.
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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 19:41 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Morten Jansen
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MessagePosté le: Sam 22 Nov - 09:28 (2008)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

La chaleur me brule le visage tellement je suis proche de l’âtre. Les yeux rivés sur le tisonnier, j’aimerais qu’il soit là, devant moi. La colère m’enveloppe encore plus fort qu’à l’accoutumée. Mais contre qui suis-je en rogne ? Lui ou moi ?
Lui pour m’avoir mis dans cet état, lui pour avoir réussi à fuir à mes dépens et en me désobéissant. Moi pour ne pas avoir su le retenir, l’attacher et ne pas lui avoir fait savoir qui était vraiment  le maitre du manoir.
Maintenant je ferais tout pour le retrouver, et lui infliger la punition qu’il mérite. A cet instant tout ce que je désire, c’est une véritable chasse à l’homme. Je lui ferais comprendre ou est sa place. Mes poings se serrent comme j’aimerais lui comprimer la gorge. Il n’aura plus le droit de me décevoir. D’ailleurs qui a dit que les esclaves avaient des droits. Certainement pas moi, les droits je les accorde ou les enlève selon mon bon plaisir. Oui, cette délectation qui m’anime,  ma dépravation qui fait foi de le voir devant moi, de le mettre à genoux, plus bas que terre.
 
Toute à ma concentration sur ce que je pourrais lui faire subir, j’entends tout de même un bruit dans l’entrée. Certainement le majordome, mais à cette heure avancée peu probable. Puis je sens une présence, et un mouvement sur le coté. Instinctivement je tourne la tête, quittant un instant les flammes pour regarder celui qui entreprend de me déranger dans ma fureur.
 
" Maitre je suis rentré "
 
Ce petit grec, ce maux qui me fait enrager  est  revenu, comme ça, comme s’il revenait d’une course. Je n’arrive pas à le croire, quelle impertinence ! Comment peut-il venir à moi comme si de rien n’était ?  Je n’ai pas l’impression qu’il est une once de regret. L’envi de le tuer sur le champ me traverse l’esprit. Mais je n’ai pas encore eu le temps de m’exécuter. Il m’adresse même la parole. Ai-je dit qu’il devait le faire ? Ce droit, je ne lui ai pas accordé il me semble. Il a vraiment l’air de faire ce qu’il lui plait. Sauf qu’un esclave peut tout à être remplacer aussi facilement qu’un claquement de doigts.
Pourtant sa voix est humble, le ton tout aussi courtois. Cet humain sait réfléchir, il a une source certaine d’intelligence, l’entendement est valable aussi. A-t-il aussi pensé à mourir de ma main ? Je crois que je vais me permettre de patienter un peu. Cela devrait m’amuser  quelque instant, avant de passer au chose sérieuse. De se fait, je ne bouge pas d’un pouce, je le laisse dire puisqu’il la décider. Sans me demander l’autorisation, il s’avance vers moi, me touche en posant une main sur mon épaule et m’invite à m’assoir. Dymnos a un culot monstre. Un semblant qui ne va pas tarder à être intéressant.  Mon visage est pourtant toujours fermé, car je n’ai pas l’intention de lui pardonner quoi que se soit. Peu importe, le contenu pour trouver à m’amadouer, je suis dans le négatif depuis qu’il a fui. Dire que j’aurais pu lui donner une vie meilleure  comme je lui avais suggéré pour qu’il puisse enfin se calmer et oublié sa vie d’avant. Son esprit est toujours buté, encré dans le passé. Tant pis pour lui, ma décision est prise.
Je le regarde s’accroupir près de moi ? Prends ma main dans la sienne et dépose des baisers sur celle-ci. Encore une fois je ne bronche pas. Je n’y crois pas de toute façon. Ce changement chez lui est trop soudain, dénote complètement avec ce qu’il était avant de partir. Qui croirait une chose pareille. Sa tête se place sur mes jambes, mes bras se croisent sur mon torse. Je n’ai pas le désir de lui facilité la tâche.
 
"Je n’ai pas réfléchis à mes actes, trop absorbé par la terreur que votre geste à engendrée mais surtout réveillée chez moi. "
 
Mis à part ses excuses pour m’avoir frappé et désobéit, je me rappelle très bien de ce moment. Il était très en forme, je ne voulais que l’aider. J’ai failli sourire l’entendant évoquer ce délicieux instant. Néanmoins, je me reprends très vite. J’aurais bien un moyen d’y revenir. Mon oreille se dresse en l’écoutant. Dymnos a enfin pris conscience de cela. Dommage pour lui qu’il n’y a pas songé avant de faire une telle bêtise. Seulement il ajoute un hic. Je ne suis pas de ceux qui se déversent dans un trou quelconque. Même s’il est vrai qu’il a du sang à revendre, pour ce qui est de mes pulsions sexuelles il se trompe … En partie bien sûr. A la base, je ne l’ai pas pris pour un de ces plaisirs des sens, mais son état à fait que je suis arrivé à cette intime extrémité. Je recommencerais si c’était à refaire, après tout il m’a bien excité.
 
J’entends comme un sanglot qui termine son récit. D’autres on eut à pâtir dans leur jeune existence. Ils se sont bien fait à notre monde. Certains nous remercient, car enfin ils peuvent vivre  "normalement "  et voir l’avenir d’un bon coté. Même si le prix est le sang, peu de sang, ils n’en meurent pas.
De mon point de vu, je pose le pour et le contre. J’aime la justice, elle doit de rigueur dans mon manoir, sinon l’autorité ne sera plus de mise. Je croise son regard larmoyant, le mien est toujours aussi noir, mon visage présente un peu moins e fermeté. Cela ne veut pas dire qu’il a gagné mon indulgence, loin de là. De nouveau il prend ma main et baise mon poignet.  Je suis attendri, certes, par cela et sa façon de désirer ma clémence, je le voudrais bien … Mais non.
Maintenant il en a terminé, il s’est tu.  Mes poumons prennent une grande bouffée d’oxygène. C’est mon moment, mon tour. Je peux lui répondre, d’une voix empreinte de colère.
 
-Je t’ai entendu, jusqu’au bout. J’ai compris tes peurs. Mais je n’ai jamais supporté que l’on défie mon autorité. Tu as osé, tu vas devoir le payer.
 
Ma main l’empoigne par cette nuque qui n’avait fait face peu avant. Je me lève l’emmenant avec moi, et l’obligeant à se remettre debout. Nous quittons le salon, qui pourrait bouleverser mes plans  à présent.  Ensemble, nous montons l’escalier central, je ne m’arrête pas au premier étage, les chambres, mais au deuxième. Mes pas m’amènent jusque sous les combles. Ici, il y a une pièce bien spéciale. J’ouvre la lourde porte, le lieu est plongé dans l’obscurité, son odeur est mémorable. Celle que moi, le Kurayami affectionne tout particulièrement. La luxure, le vice, la peur, toutes ses senteurs dans un même endroit. N’est pas magnifique ?
J’appuie sur l’interrupteur, la lumière se fait. Vivement, je vais jusqu’aux chaines qui  pendent de la poutre centrale, et l’attache fermement. Tout est fait rapidement pour ne pas qu’il me dise ou me faire des remarques désobligeantes. Dymnos à tout le temps maintenant de regarder ou il se trouve. Le sol est carrelé exprès, on ne sait jamais. La pièce est faite de poutres apparentes, épaisses. Au mur des étagères de toutes sortes, ainsi que différents ustensiles, rien de très méchant en vérité, certains ne font pas du bien non plus. Surtout un que je vais chercher dans pas longtemps. Avant …
 
-Tu sauras que je n’ai que faire de la vie royale de ton frère, et toi aussi. Jurer sur cela m’indispose, comment ose-tu le dénigrer et faire un parjure juste après. D’ailleurs la sienne fut courte, pas la mienne. Et  soit sur que tu ne recommenceras pas, je ne serais pas aussi clément la prochaine fois. Pour le moment tu vas gouter à mon fouet. Après je verrais ce que je ferais de toi. Crie autant que tu veux, la pièce est insonorisée.
 
Mes doigts déchirent sa chemise de haut jusqu’en bas, dévoilant son dos gracile. Sur le mur m’attend mon fouet dont je me saisis immédiatement. Je le déplie pour lui infligé la correction dont il a droit. Dix pour être exact. Je ne porte pourtant pas de coups violents, juste ce qu’il faut pour qu’il le ressente suffisamment. Comme on prend une fine baguette  pour les doigts des enfants pas sages.  Cela doit être à cause de son repentir, enfin je crois. Débute je châtiment, sa peau se zèbre  de rouge tandis que mes lèvres sourient à cela. Suis-je sadique ? Il y a de grande chance effectivement. Dymnos aura mal un temps, mais se ne sera pas mortel, ni la cause de grande souffrance.
Le dixième arrive, puis je jette mon jouet au loin sur le sol. Lentement je m’approche de lui. Son dos me fait face et j’admire le dessin des marques que je lui ai administré. Se n’est pas mon meilleur chef-d’œuvre, tout compte fait ce n’est pas si mal. Mes mains parcourent cette peau meurtrie, touchent ces blessures. Le reste de sa chemise finit en lambeaux sur le carrelage. J’explore plus en avant son corps si parfait. Je glisse mes doigts de l’autre coté, son torse me parait si juvénile malgré ses vingt ans. Ma grandeur m’oblige à me pencher vers lui, vers son oreille.
 
-Pour le moment, je n’ai pas l’intention de te vendre. Tes services me seront bien utiles … Tous tes services. Mais avant je vais te montrer une chose, tu sauras que je ne suis en rien responsable de la cause de ton état. Tout vient de toi Dymnos. Personne avant toi n’avait eu ce genre de réaction rien qu’en le mordant.  Tu dois avoir quelque … Prédisposition.
 
Je le contourne et vient me poster devant lui. Mes mains agrippent et soulèvent son menton pour qu’il me regarde en face. Puis vient le moment où je me colle à lui.
 
-A partir de maintenant, je veux tout de toi et sans concession. Que tu apprécies, ce que je crois, ou non peu importe. Tu seras comme tu me l’as juré.
 
Je caresse ses lèvres de mon pouce que je fixe avec une intention non dissimulée. Mon regard avide a perdu de sa colère et sa fermeté.  Céans, il n'y a plus que moi et ce corps qui m'attise. Que le jeu des désirs inassouvis commence
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Dymnos Nárkissos
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MessagePosté le: Dim 23 Nov - 18:06 (2008)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

-Je n’ai rien à ajouter pour ma défense, maître. Punissez-moi si vous le juger bon mais je vous jure sur mon honneur, sur la vie royale de mon frère, sur le mont Olympe ou n’importe quoi, que je ne recommencerai jamais.

-Je t’ai entendu, jusqu’au bout. J’ai compris tes peurs. Mais je n’ai jamais supporté que l’on défie mon autorité. Tu as osé, tu vas devoir le payer.

Je suis surpris, a-t-il vraiment compris ? Je veux dire : a-t-il compris, lui le seigneur aux pouvoirs étranges que j’avais peur de ses pulsions sexuelles, de mon futur quand je le lasserais ?
Mais je comprends sa colère, j’ai fauté et je dois être puni… Ca je connais, ca je comprends même si cela me fait un peu peur. Quelles-sont les punitions en vigueurs ici ? Que va-t-il me faire au juste ? Oui, je crains l’inconnu et je le crains lui aussi.
Je sens soudain ses doigts se refermer sur ma nuque, il se lève et m’oblige moi aussi à me redresser. Je gémis de douleur alors qu’il m’emmène hors du salon. Nous montons l’escalier, je gémis de plus en plus, il me fait mal et il marche beaucoup trop vite. A-t-il oublié que je n’ai pas mangé depuis hier soir, que je suis blessé ? J’aperçois soudain la porte de « ma » chambre, mes pieds avancent vers elle mais le seigneur en a décidé autrement. Au lieu de ça, il m’emmène dans les combles.
Une lourde porte s’ouvre, c’est si sombre à l’intérieur. Je ne comprends pas… Que veut-il encore ? me torturer ? ca ne serait pas mieux de faire ça dans la cave non ?
La lumière s’allume d’un seul coup. Je sursaute comment à t-il fait ça ?! je n’ai pas le temps de m’habituer à la lumière ni de comprendre où je suis qu’il continue de me tirer. Je sens quelque chose de glacé contre mes poignées. Je comprends alors qu’il m’a enchaîné en plein milieu de la pièce, seul le bout de mes pieds touche le sol. Il y a plein d’objets étranges autour de nous, des fouets, mais aussi des lanières de cuirs accrochés au plafond (genre tu sais les trucs SM… je te montrerais au cas où tu ne vois pas XD) mais aussi des objets ressemblants plus ou moins à des sexes, des laisses et des colliers de chiens… je déglutis, ne comprenant pas à quoi peut bien servir cette salle. Je regarde ensuite au dessus de moi : des poutres épaisses, en chênes foncés. Le sol est carrelé… Cette pièce est vraiment étrange à faire peur.


-Tu sauras que je n’ai que faire de la vie royale de ton frère, et toi aussi. Jurer sur cela m’indispose, comment ose-tu le dénigrer et faire un parjure juste après. D’ailleurs la sienne fut courte, pas la mienne. Et soit sur que tu ne recommenceras pas, je ne serais pas aussi clément la prochaine fois. Pour le moment tu vas gouter à mon fouet. Après je verrais ce que je ferais de toi. Crie autant que tu veux, la pièce est insonorisée.

Je ne comprends pas très bien : il n’a donc aucune fierté d’avoir un « prince », enfin le bâtard d’un roi, comme esclave ? Je ne suis donc pas un trophée pour lui. Mais d’un certain côté, il se moque bien de moi. Je suis complètement perdu, je ne sais plus quoi penser, croire… Ais-je vraiment fait le bon choix en revenant ? J’aurais pu supplier le seigneur Tsuki pour qu’il m’emmène avec lui, pour qu’il me sauve…

-Je vous ai juré que je ne recommencerais plus, maître. J’accepte votre fouet, vous m’êtes supérieur…

J’ai à peine murmuré. Je ne sais pas trop s’il a entendu. Il doit être trop absorbé dans sa punition pour cela. Ce que m’avait prêté Tsuki tombe en lambeau sur le sol, arraché par derrière.
J’entends du bruit derrière moi puis une lanière de cuir s’abat dans mon dos. Je serre ma mâchoire mais un bref son sort de ma bouche. Le vampire ne me frappe pas jusqu’au sang, juste de quoi me faire mal… Si il l’aurait voulut, il aurait mis à vif ma peau pâle comme l’ont fait plusieurs de mes compatriotes, il fut un temps. Je connais le fouet mais je suis surpris que je reçoive dix coups. Ma peau me brûle. Je respire pour tenter de faire partir cette sensation désagréable mais ma respiration se coupe quand il me touche. Je tourne un peu la tête vers lui, on dirait des caresses après un châtiment…
Mais bientôt, le seigneur approfondit ses caresses. Je gigote un peu, gêné par ces gestes qui me font souffrir mon dos meurtri.


-Pour le moment, je n’ai pas l’intention de te vendre. Tes services me seront bien utiles… Tous tes services. Mais avant je vais te montrer une chose, tu sauras que je ne suis en rien responsable de la cause de ton état. Tout vient de toi Dymnos. Personne avant toi n’avait eu ce genre de réaction rien qu’en le mordant. Tu dois avoir quelque … Prédisposition.

Je sursaute, que veut-il dire ? Que veut-il me montrer ? Il m’a fouetté, ça ne lui suffit pas ? J’essaie de faire glisser mes poignés, de les libérer des chaînes mais je n’y arrive pas. La peur commence à monter en moi.

-Je ne comprends pas… J’ai des prédispositions mais à quoi ? Vous venez de me fouetter alors pourquoi ne pas me détacher ? Et puis, j’ai TRES bien compris ce qu’étaient mes « services »… Ecoutez, détachez moi : j’ai faim et j’ai froid…

Encore une fois, ma voix n’est pas puissante. Je le regarde inquiet alors qu’il vient se mettre devant moi. Il soulève mon menton, je le regarde droit dans les yeux, tentant de comprendre dans ses yeux ce qu’il veut de moi.
Il se colle alors à moi. Je recule instinctivement mais mes pieds trébuchent.


-A partir de maintenant, je veux tout de toi et sans concession. Que tu apprécies, ce que je crois, ou non peu importe. Tu seras comme tu me l’as juré.

J’avale difficilement ma salive, je commence vraiment à douter de lui… enfin, plutôt à me dire qu’il attend des choses que je ne pourrais pas lui offrir sans me rebiffer.
Son pouce vient caresser mes lèvres alors que ses yeux me regardent intensément. Je le repousse doucement, il ne faut pas qu’il gagne à ce jeu
.

-Je sais ce que vous voulez… Mais s’il vous plaît, détachez-moi. Je ne m’enfuirais pas, je vous l’ai promis… Vous êtes un noble, un seigneur respectable… ne vous abaissez pas à ça… Ne devenez pas comme ces hommes qui…

Je baisse les yeux, ce souvenir va encore me hanter longtemps… Ces cinq hommes vont encore me détruire un certain temps… Il peut être méchant, froid et mesquin : il n’est pas un violeur…

-Vous dites que je suis prédisposé… Vous parlez sûrement de ce qui c’est passé tout à l’heure… C’est quoi au juste : une excitation sexuelle, une preuve que j’ai apprécié ? Si c’est vrai, vous perdez une occasion en or de me prouver que je peux apprécier vos caresses sans que je sois obligé de les subir…

Mes yeux reviennent vers son visage.

-Je ne peux pas vous empêcher de faire ça. Je sais très bien que comme mon sang, vous réclamerez mon corps plusieurs fois. Je sais aussi que ça ne dura qu’un temps… Je vais vieillir, vous allez rencontrer d’autres humains plus jeunes, plus beaux que moi… Je finirais sûrement en meuble de décoration, un vieux jouet qu’on jette dans un coin et qu’on retrouve un jour rongé par les mites.

Ma voix se brise malgré moi. Après tout c’est vrai : il est immortel alors que ma jeunesse et mes charmes vont peu à peu se faner. Il me remplacera comme tant d’autres le font et le feront avec leurs esclaves et favoris.

-J’ai peur de donner mon corps, parce qu’on m’a déjà pris mon innocence sans que je le veille… mais je suis sûr que vous saurez dompter cette peur et m’apprendre la Luxure, c’est votre but en fait… je refuse d’être un trou dans lequel on peut se verser… C’est humiliant pour moi mais aussi pour vous : parce que si je suis réduit à ça, vous prendrez votre pied sans m’offrir la chance de vous offrir ce que je ressens, si j’aime.
Si je reste attaché, cela voudrait dire que je suis réduit à ça… Vous êtes un « homme » qui aime, j’en suis convaincu, sentir le plaisir qu’il prodigue à ses amants alors je vous en prie, détachez-moi, je vous en conjure…
Si j’aime, vous le sentirez mieux avec mes mains libres et si je déteste, je vous ai promis de ne pas me débattre…


Je reviens lentement vers lui, je tremble beaucoup. Je ne veux vraiment pas être sa pute, son jouet, son trou.
Mes lèvres viennent légèrement se presser sur son cou, je veux vraiment qu’il comprenne que j’ai rien à gagné contrairement à lui. Que je lui suis totalement dévoué.


-Maître… Maître Morten Jan… Jansen vous m’aviez dit en arrivant que même en tant qu’esclave j’aurais une certaine liberté… Si j’en ai encore le droit, je demande à ne pas être attaché pendant nos « relations »… C’est tout ce que je souhaite, ne pas être attaché comme une vulgaire pute… Je ne veux rien d’autre… Enfermez-moi dans une cage, attachez moi à une laisse, obligez-moi à faire des choses honteuses mais laissez-moi cet unique droit, cet unique vœux.
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Morten Jansen
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MessagePosté le: Jeu 11 Déc - 22:14 (2008)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Mes bras tombent le long de mon corps. Je le regarde d’un dubitatif. Ces paroles sont bien conflictuelles. Pas à l’encontre de ma personne mais plutôt la sienne. Il me place très haut dans la hiérarchie, c’est tout bénéfique pour moi, bien que je n’en demande pas tant. Par contre pour lui, c’est largement différent. Même que j’ai un peu de mal à le cerner. D’abord très enclin à me fuir comme la peste, il devient docile en un court instant. Dymnos ne veut pas devenir une pute, certes, ce n’est pas difficile à comprendre, et je n’ai jamais fait d’amalgame en ce qui concerne mes esclaves. Pas un moment je ne les ai considérés de la sorte, alors pourquoi celui-lui ? Le fait qu’il n’y voit pas d’inconvénient à ce que je le prenne maintenant, me laisse pantois. La vie est ainsi faite, l’espèce humaine aussi. Tant de bataille, d’injures, de révoltes pour en arriver à être enfin obéi est une sacrée perte de temps. Mais cette race en a besoin de ce temps précieux pour être conscient qu’ils n’ont pas de voie aux chapitres. Tout ce la pour garder une once de fierté. Ce que je comprends très bien pour avoir vécu des décennies avec cette espèce.
Sauf que l’on n’est jamais au bout de ces surprises. Dymnos m’en donne encore la preuve. Il est le parfait spécimen de l’étrange caractère que peuvent avoir ces humains.
Mon étonnement ne fait qu’accroitre quand il s’approche de moi volontairement. Lui qui se reculait pour échapper à mes doigts revient à la charge. Ses lèvres viennent embrasser la peau de mon cou. C’est hésitant, tremblant même, elles sont délicates, pas très certaines d’elles. Ce n’est pas grave, c’est le geste qui compte, et je dois dire que j’apprécie beaucoup. Mon raisonnement me guide vers la déduction qu’il consent à être entièrement à moi, il essaie du moins. Comment faire montre d’injustice maintenant, d’ailleurs ce n’est pas dans ma nature. N’a-t-il pas été suffisamment puni ?

-Maître… Maître Morten Jan… Jansen vous m’aviez dit en arrivant que même en tant qu’esclave j’aurais une certaine liberté… Si j’en ai encore le droit, je demande à ne pas être attaché pendant nos « relations »… C’est tout ce que je souhaite, ne pas être attaché comme une vulgaire pute… Je ne veux rien d’autre… Enfermez-moi dans une cage, attachez moi à une laisse, obligez-moi à faire des choses honteuses mais laissez-moi cet unique droit, cet unique vœux.

Voilà le pourquoi du comment, voilà le but fixé. A-t-il osé ce geste juste pour avoir ce droit. Il pense que c’était nécessaire surement. Le doute peut s’installer, mais je dois avouer qu’il a fait montre de beaucoup d’obéissance et de pardon. Dans ce cas il a droit à ma clémence, il ne faudrait surtout pas qu’il en abuse. Je suis las, et désire passer à autre chose, et puisqu’il me l’implore, je vais céder, pour cette fois. Tel son caractère, je pourrais bien en venir à lui retire ce droit. A lui de voire.
Mais il y a un autre point que j’aimerais éclaircir. Certes, il est prêt à se donner, d’une certaine manière, et veut que j’y mets mes formes, soit j’en ai bien l’intention. Je sais qu’il peut apprécier mes attentions, je sais qu’il connait l’envers de l’amour, le brutal, mais pas celui qui est accompli avec prévenance et précaution. Jamais personne n’a pris soin de lui montrer que deux corps similaires peuvent prendre plaisir à l’amour ? Sait-il le pouvoir de son corps d’ailleurs ? je me fais déjà une grande joie à être celui qui fera office de professeur. Qui ne le serait pas ? Juste que je ne laisserais quiconque prendre ma place, pour rien au monde.

Maintenant il est temps de passer outre. C’est moi, cette fois qui recule. Non pas que je déteste sa promiscuité, seulement un besoin d’espace.
Je sors la petite clé de fer de la poche de mon pantalon, puis lève les bras vers les bracelets qui enserrent des poignets fins. Le premier, le deuxième pendent dans le vide à présent. Dymnos est libre de ses mouvements. Cela ne m’empêche pas de revenir vers lui et de le saisir par la taille. Je ne voudrais surtout pas qu’il perd pied dans cet endroit.

-Soit, rien ne m’empêche de te donner une chance. Je ne vais pas user de ton corps pour autant. Enfin, pas comme toi tu l’as connu avant. Je prendrais le temps qu’il faut pour cela. Habitue-toi seulement à ta nouvelle vie et notamment à moi.

Me baissant vers ses jambes, je passe sous ses genoux pour le tenir dans mes bras, comme un enfant. Je le porte vers la sortie, quittant cette pièce qui en a vu bien d’autres, bien plus affligeant. Lentement, nous descendons les marches en direction de sa chambre. La nouvelle que je viens de lui attribuer, prêt de la mienne. Maintenant plus question de le quitter des yeux. Et puisqu’il a enfin décidé de se soumettre pourquoi ne pas commencer à ce qu’il s’habitue à me présence. Assurément, j’aurais des gestes envers lui, en aucun cas ils ne seront brutaux. Je ferais en sorte d’être doux et patient. A lui de faire des efforts pour ne pas subir mes foudres. Intraitable je suis, intraitable je resterais aux yeux de tous et de Dymnos.

J’ouvre la porte de sa chambre, nous entrons. Puis, je le dépose sur son lit, avant de m’assoir à son coté. La pièce est plus spacieuse, le lit plus grand. Plus jolie et fort agréable à vivre, je me dis que c’est l’endroit rêvé pour que les choses s’arrangent. Bien que je ne perds pas de vu qu’il a commit un acte répréhensible.

-C’est ta nouvelle chambre, sache juste qu’elle est contigüe à la mienne. Tes blessures ne sont pas important est je n’ai pas été jusqu’à te faire saigner. Tu peux te reposer, prendre un bain, ou ce que tu veux des moments que c’est à l’intérieur du manoir. Pour l’instant reste ici tout de même, je vais t’apporter à manger. Il y a des vêtements propres dans l’armoire. Nous discuterons après.

C’est tout ce que je suis capable de faire pour Dymnos. A bien regarder, ce n’est pas si mal pour un Kurayami de noble sang. Chez certains, cela ferait longtemps que Dymnos serait passé de la vie à trépas. Je ne suis pas ainsi quand je sens que l’humain peut apporter satisfaction sur tous les plans.
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MessagePosté le: Mar 30 Déc - 19:55 (2008)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

J’ai finis ma demande, ma prière depuis quelques instants, je me demande bien ce qu’il se passe dans sa tête. Pourquoi n’en profite t-il pas pour sauter sur l’occasion et me rabaisser encore plus ? Je ne sais pas… Il décide enfin à bouger mais pas comme je l’attendais. Il recule et sors quelque chose de sa poche. Je le regarde surpris et curieux de voir la suite des évènements. Il me détache finalement, recule t-il pour mieux m’attaquer ensuite ?
Mes pieds ont à peine touchés le sol que je sens son bras encercler ma taille, je frissonne : il a donc bien l’intention de me prendre…


-Soit, rien ne m’empêche de te donner une chance. Je ne vais pas user de ton corps pour autant. Enfin, pas comme toi tu l’as connu avant. Je prendrais le temps qu’il faut pour cela. Habitue-toi seulement à ta nouvelle vie et notamment à moi.

Je lève la tête vers lui, un peu rougit par son geste mais aussi interloqué par ses paroles. Je ne comprends plus vraiment… Il a commencé à me toucher, à me battre puis il arrête d’un coup ?
Et puis, que veut-il dire par « Je ne vais pas user de ton corps pour autant. Enfin, pas comme toi tu l’as connu avant. Je prendrais le temps qu’il faut pour cela ». Voulait-il dire qu’il sera un maître doux quand nous serions au lit ? Non, ça ne peut pas être cela, je l’ai vu et sentit : c’est un homme froid et autoritaire : il aime dominer, c’est un guerrier.
Mais je ne peux pas, malgré mon doute et ma mauvaise situation auprès de lui, de murmurer d’un ton ironique :


-C’est plutôt à vous d’apprendre à me supporter et de me dompter, le fouet vous sera surement utile.

Je ne sais pas s’il a entendu mes paroles, il est plutôt occupé à me prendre dans ses bras, comme si j’étais un enfant fragile, et à me sortir de cette pièce si lugubre.
Il descend l’escalier et entre dans le couloir où se situent les chambres. Nous passons la chambre où nous avons fait « connaissance » puis il entre dans une autre, plus grande, plus lumineuse et surtout plus vivable.
Il me dépose enfin sur le lit, un lit assez grand. Ses gestes sont si méticuleux que j’ai l’impression d’être une poupée voire un vieillard faible et malade. Mon « cher » propriétaire s’assoit ensuite près de moi. Je m’assois en tailleur et le regarde, j’attends qu’il est finit.


-C’est ta nouvelle chambre, sache juste qu’elle est contigüe à la mienne.

Pour faire simple, il me veut à sa disposition à chaque fois qu’il a besoin de mes « services » et il n’a surement pas confiance en moi-même si je viens de lui promettre ma soumission et mon obéissance.

-Tes blessures ne sont pas important et je n’ai pas été jusqu’à te faire saigner.

Merci je sais : je rappelle juste au passage que je suis un pseudo guerrier donc ces choses là, c’est mon quotidien.
Rha ! il fut un temps où je l’aurais envoyer promener, où je me serais moquer de lui… Mais je ne peux plus désormais… Il faut que ça rentre dans ma tête : avec Alexandre j’étais un bâtard, avec Morten je suis désormais un bâtard qui doit se comporter comme un bon chien-chien. Il le faut, c’est une nécessité… Question de vie ou de mort dirons-nous...


-Tu peux te reposer, prendre un bain, ou ce que tu veux des moments que c’est à l’intérieur du manoir. Pour l’instant reste ici tout de même, je vais t’apporter à manger. Il y a des vêtements propres dans l’armoire. Nous discuterons après.

Je secoue la tête négativement en le retenant par le bras. Je n’ai pas faim… enfin presque. Je me suis habitué à manger qu’une fois le midi et puis il faut que je le remercie de ces libertés qu’il m’accorde, au moins je ne serais pas cloitré dans cette chambre à attendre son bon vouloir pour avoir de la « compagnie ».

-Je n’ai pas faim, si je mange je sais que je deviendrais malade : demain sera le mieux pour cela. Merci, mon seigneur pour m’accorder le droit de « vivre » dans la totalité de votre demeure. Je suis conscient que vous auriez pu m’enfermer dans cette chambre, je ne mérite pas d’ailleurs après mon affront un tel geste de votre part.

Je souris, du moins j’essaye, je commence à être assez fatigué. La nuit est tombée depuis longtemps et tous les évènements de la journée ont été assez épuisants.
Je fais une pause un temps, regardant tout autour de moi puis je repose mes yeux sur le buveur de sang. Je regarde sa poitrine et non ses yeux pour ne pas l’énerver encore une fois.


-Au fait, j’aimerais que vous éclaircissiez certains points. Qu’attendez-vous exactement de moi ? Serais-je que votre abreuvoir et votre… euh… amant ou aurais-je une autre fonction ?

Je baisse les yeux et me mordant la lèvre. J’ai l’impression de lui faire perdre son temps… Vraiment. Mais j’en ai besoin pour savoir où est ma place et puis pour savoir si je peux au fil du temps m’ »attacher » à lui, y a-t-il des chances pour que lui est moi… Ou suis-je qu’un jouet qui sera remplacé ?

-Maître ? Je voudrais aussi comprendre pourquoi vous perdez votre temps avec moi ? Il y en a pleins d’autres des esclaves, bien plus dociles et qui vous causeront moins d’ennuies que moi. Vous devez comprendre que pour moi cette situation est très dure. Pendant vingt ans, j’ai été très mal traité, un bâtard n’a pas le droit enfin… C’est mal de vivre avec un garçon comme moi. En Macédoine vous vous seriez couvert de honte. Durant toute ma vie, on n’a censé de répéter que je ne suis que de la vermine alors, comprenez que de savoir que vous attendez de moi du plaisir sexuel et mon sang est presque inconcevable… J’ai toujours vécu tout seul, exclu de tout même de l’amitié et de l’amour…

Je renifle brièvement puis je me lève et part vers la fenêtre. Je regarde l’extérieur qui n’est guère accueillant. Je repense à toute ma vie, à tout ce qu’ils m’ont fait subir comme atrocité.
Je me retourne alors brusquement, les larmes menaçaient de tomber. Je fais quelques pas rapides vers Morten puis je m’arrête. C’est que j’explose. Pas de haine ni de colère, simplement le désespoir et l’incompréhension.


-Je ne suis pas fais pour vous ! Je ne suis qu’une putain, un bâtard souillé. Vous méritez mieux ! Je ne suis pas beau, je suis trop maigre, mon corps est meurtri, intouchable. Je mérite que ma vie se finisse dans une arène et non chez vous ! Mon destin, ma vie c’est d’être battu et violenté…

Les larmes ruissèlent abondamment sur mes joues pâles. Je porte vivement mes mains vers mon visage et cache un instant mon désespoir. Je me reprends ensuite, j’essuie mes larmes avec rage puis j’enlève brusquement mon dernier vêtement.
Je ne suis pas sûr que Morten comprenne mes gestes…


- Regardez-moi attentivement et osez me dire sans mentir que vous désirez ce corps qui a été tant de fois souillé et meurtri. Vous l’avez dit vous-même avant qu’on se dispute : je ne suis pas désirable (ou un truc du même genre). Croyez-vous pouvoir sans gêne poser vos mains sur mon corps, prendre du plaisir avec alors que d’autres avant vous l’ont brisé ? Moi-même je n’ai jamais pu me procurer du plaisir

J’ai à peine chuchoté cette dernière phrase mais je sais qu’il l’a entendu. Il me regarde, il semble être si surpris de ce virement d’humeur…
Je me calme peu à peu, avant de m’agenouiller à ses pieds.


-Par pitié, maître, dites-moi que vous ne me rejetterais pas si… Si je n’y arrive pas. Je ferais des efforts, je ne veux plus être seul, je veux guérir… Je vous en prie, apprenez moi l’art de la luxure et faites-moi oublier ces hommes. Je vous promet de faire des efforts, d’être un bon amant… Je ne veux plus souffrir…

Ma main tremblante vient se poser sur celle, plus que froide, de Morten. Je la prends délicatement dans ma main puis je la porte à mes lèvres. Je l’embrasse doucement.

-Aimez-moi, maître… Je vous en supplie… Dites-moi ce que je dois faire pour vous plaire.
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Morten Jansen
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MessagePosté le: Jeu 29 Jan - 16:21 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Cet humain avait peut être la suite dans les idées mais apparemment ce n’étaient pas les bonnes. Il s’apitoyait toujours sur lui-même. Ne savait-il pas que le maitre faisait ce qu’il voulait, prenait qui bon lui semble s’il était digne de lui. Son corps n’était souillé que par le passé, lui s’était l’avenir.

Je suis surpris que tout à coup sa docilité fasse un retour en trombe. Je ne sais pas si je dois m’en félicité ou être déçu. Je suis quelqu’un qui aime les joutes, ce qui est sur c’est que j’ai toujours le dernier mot. C’est peut être cela qui la fait revenir en arrière. Son regard humble, qui n’ose me défier, est très « touchant ». Pourtant, en le regardant dans les yeux, je peux savoir ce qu’il pense réellement. Cependant j’écoute ce qu’il a dire, cela pourrait sans doute me servir pour plus tard. A moins qu’il n’a rien à m’apprendre de plus.

-Au fait, j’aimerais que vous éclaircissiez certains points. Qu’attendez-vous exactement de moi ? Serais-je que votre abreuvoir et votre… euh… amant ou aurais-je une autre fonction ?

Ne lui avais-je pas dit cela avant, dès que je l’ai pris avec moi ? Dois-je me répéter sans cesse ?
Je ne crois pas que j’ai besoin que le lui rappeler, en regardant son visage, je sais qu’il connait cette réponse. Il sera mien comme je le lui ai annoncé maintes fois. Se ne sera pas une sinécure que de le lui redire cela.

-Maître ? Je voudrais aussi comprendre pourquoi vous perdez votre temps avec moi ? Il y en a pleins d’autres des esclaves, bien plus dociles et qui vous causeront moins d’ennuies que moi. Vous devez comprendre que pour moi cette situation est très dure. Pendant vingt ans, j’ai été très mal traité, un bâtard n’a pas le droit enfin… C’est mal de vivre avec un garçon comme moi. En Macédoine vous vous seriez couvert de honte. Durant toute ma vie, on n’a censé de répéter que je ne suis que de la vermine alors, comprenez que de savoir que vous attendez de moi du plaisir sexuel et mon sang est presque inconcevable… J’ai toujours vécu tout seul, exclu de tout même de l’amitié et de l’amour…

*Bon sang d’humain*

Je lève les yeux au ciel, enfin façon de parler. Combien encore de jour va-t-il me le conter ça ? Je sais tout ça, je connais tout de lui, je peux lire en lui comme dans un livre. Il oublie très vite, et oui là c’est une perte de temps. J’aimerais plutôt qu’à cet instant nous passions aux choses sérieuses. Et en le regardant, il y a bien des façons de les passer autres qu’avec des paroles. Mon imagination est fertile dans ce domaine et j’ai hâte de le lui prodiguer d’une charmante manière.
Seulement le voilà qui part près de la fenêtre. Sa vie était certes très dure, mais pourquoi ne va-t-il pas de l’avant ? Pourquoi rester dans son passé et ne pas vivre autre chose ici ? Ces humains sont si mélancoliques, démoralisé, voir déprimé. Quel gâchis.

*Oh le petit revient vers moi, aurait-il enfin compris ou était son avenir ? *

Non certes pas, il cri, pas sur moi mais encore sur ce qu’il est. Pathétique. Toutefois je continue de me taire, mon heure viendra bien assez vite. Ces larmes sont si troublantes pourtant, que je pourrais fondre. Jamais cela ne m’était arrivé, et ce n’est pas encore le moment. Un Jansen ne s’apitoie pas, il peut juste faire amande honorable. Ce petit est surprenant, je ne m’attendais pas à ça. Il ôte ces vêtements, comme c’est émouvant, m’offrirait-il ce que je demande depuis le début.

*Je crois que j’ai été un peu rapide en vœux*

- Regardez-moi attentivement et osez me dire sans mentir que vous désirez ce corps qui a été tant de fois souillé et meurtri. Vous l’avez dit vous-même avant qu’on se dispute : je ne suis pas désirable (ou un truc du même genre). Croyez-vous pouvoir sans gêne poser vos mains sur mon corps, prendre du plaisir avec alors que d’autres avant vous l’ont brisé ? Moi-même je n’ai jamais pu me procurer du plaisir…

*Surprise*

Oui, je suis surpris, mais cela ne m’empêche pas de sourire. Pour plusieurs raisons. Son corps meurtri par les autres n’est pas si mal. Et moi l’experts je peux le voir, pas lui. Lui n’a jamais su se donner le moindre plaisir, et satisfaction. C’est de cela que je souris, depuis le temps que je lui dis que je serais le Maitre qui lui apprendrait la sexualité … il est un peu long à la détente. Il va falloir que l’on passe à la vitesse supérieur un fois qu’il ….


*… se met à genoux*

Qu’est-ce qu’il se passe dans sa tête. Docile, d’accord, mais là c’est un peu trop d’un coup et ce baiser est plus qu’il ne faut. J’aime que l’on se prosterne ainsi devant moi, mais je ne sais pas pourquoi je ne veux pas qu’il le fasse. Dymnos en a assez fait pour aujourd’hui, s’apitoyer sur lui, se vendre et maintenant ça. C’est trop maintenant, je ne veux plus le voir comme ça, un peu de dignité tout même. Je le préférais encore avant qu’il ne se sauve.

-Par pitié, maître, dites-moi que vous ne me rejetterais pas si… Si je n’y arrive pas. Je ferais des efforts, je ne veux plus être seul, je veux guérir… Je vous en prie, apprenez moi l’art de la luxure et faites-moi oublier ces hommes. Je vous promets de faire des efforts, d’être un bon amant… Je ne veux plus souffrir…
-Aimez-moi, maître… Je vous en supplie… Dites-moi ce que je dois faire pour vous plaire.

Voilà qui me semble mieux, pour lui et aussi pour moi. J’avais l’impression de faire face à un désespéré, mais c’est tout autre. Il veut rester avec moi, il devra le mériter. Pour cela je vais devoir mettre les choses au point une bonne fois pour toute. Comment je dois lui parler pour que ça rentre dans sa tête sans mal et surtout que je ne l’ai pas à le répéter. Douce ou brusquerie sans tomber dans la violence. Il y a tant à dire, il est à tellement dévoiler. D’abords le commencement.

Je me penche et le prend sous les aisselles pour l’aider à se remettre debout. Non d’un noble sang, il est si désarmant. Ma main vient retirer les larmes qui coulent sur sa joue. Doucement je l’amène à moi et l’installe sur mes genoux. J’enlace sa taille d’un de mes bras, pendant que ma main de l’autre caresse son torse. Son corps a bien sévi des blessures, dans l’arène et par moi, cependant ça disparaitra avec le temps. Moi je ne vois que ce qu’il sera après, lui doute, et doutera toujours. Même si j’ai dit le contraire c’est plutôt dans un moment de fureur contre lui.

-Commençons par le commencement. Tu n’es pas une pute, tu ne t’es jamais vendu, on t’a forcé et tu n’as jamais eu de relation après, n’est-ce pas ? Deuxièmement, ton corps est beau, ou plutôt il le sera, avec le temps.

Ça c’est fait. Il devait passer à autre chose maintenant, non encore une chose.

-Se sont les autres qui sont des bâtards. Ils n’ont rien fait pour te montrer qu’il peut y avoir du plaisir, un bonheur, une joie de vivre. Que se soit ses gardes, ton demi-frère, ton père ou autres que tu as vu sur ton chemin. Jamais tu n’as été aidé pour trouvé ce que tu cherchais, et toi tu as abandonné et resté dans cette vie sans te battre.

J’applique son jeune corps contre le mien. Il y a bien des façons de trouver ce que l’on cherche, bien des manières d’y parvenir. Ma paume vient prendre son cou et l’amène contre mon épaule ; il a besoin de cela pour l’instant. Juste un moment de répit, lui seul pourra aller de l’avant. Moi je me contenterais de voir comment il s’y prend. Je le guiderais, cependant je n’ai pas l’intention de le voir encore comme ça. Je serais peut être contraint à la colère, ou a la douceur. Ce n’est pas encore le sujet, nous verrons cela après. Mes sourcils se lèvent quand je repense à ces dernières phrases. Cela dénote avec tous ce qu’il m’a dits avant. Mais bon le bénéfice du doute est permis.

- Tu veux apprendre … Tu veux guérir … Tu veux me plaire ? C’est très touchant. Mais tu ne le fais que pour moi, c’est bien cela ? Fais-le aussi pour toi. Je veux bien t’apprendre. T’aimer ? Nous verrons cela. J’ai des conditions. Tu ne devras plus être l’humain que je viens de voir. Tu seras le nouveau Dymnos. Plus question de t’entendre parler de toi de cette façon, je ne prends pas les plus bas que terre. C’est ce que tu dis de toi, alors arrête, car je sais que tu peux être différent. Tu me l’as montré lors de notre « dispute ». L’affaire est close à présent.

Pour se faire, je me penche légèrement et capture ses lèvres. Le baiser, que je lui donne, est d’abord tendre, mais très vite cela me parait insuffisant. Ma langue plonge entre ces lèvres et rencontre la sienne. Je deviens dès lors très fougueux. Du coup, je le renverse sur l’édredon moelleux en douceur. Autant commencer par le commencement ….
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MessagePosté le: Sam 31 Jan - 15:51 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Je l’écoute sans rien dire, essayant aussi de contrôler ma gêne d’être sur ses genoux. Etrangement, je n’ai pas peur, ses gestes sont tendres avec moi… ce sont les gestes que j’aurais aimé avoir étant plus jeune. Je ferme quasiment les yeux sous ses caresses, m’accordant un moment de répit… Mais sa voix se lève à nouveau dans la pièce. J’ouvre les yeux et le regarde, curieux par ce ton plutôt doux.

-Commençons par le commencement. Tu n’es pas une pute, tu ne t’es jamais vendu, on t’à forcé et tu n’as jamais eu de relation après, n’est-ce pas ? Deuxièmement, ton corps est beau, ou plutôt il le sera, avec le temps.

J’hoche la tête, comme pour lui montrer que je comprenais ce qu’il attendait de moi. J’étais aussi touché par ses mots, il me trouvait beau… je crois, sans me trompé, que c’est le premier véritable compliment que l’on m’a fait pendant toutes ces années « perdues ». Enfin, je pense que venant de lui, je dois prendre cela pour un compliment.

-Ce sont les autres qui sont des bâtards. Ils n’ont rien fait pour te montrer qu’il peut y avoir du plaisir, un bonheur, une joie de vivre. Que se soit ses gardes, ton demi-frère, ton père ou autres que tu as vu sur ton chemin. Jamais tu n’as été aidé pour trouvé ce que tu cherchais, et toi tu as abandonné et resté dans cette vie sans te battre.

Je baisse les yeux à sa dernière phrase. Il a raison, je ne me suis pas battu, je suis resté passif devant tout ce qu’il m’arrivait sans savoir pourquoi, sans chercher à me défendre. J’ai honte de moi, je me suis tant enfermé dans mon monde, dans ma réalité que ses mots me blessent par leur vérité.
Je sens soudain que mon nouveau maître me serre contre lui, je pose docilement ma tente sur son épaule. Ses cheveux sentent si bons que je ferme les yeux et me laisse aller doucement. Comme c’est étrange qu’il soit ainsi avec moi et que je me laisse faire : nous pouvons tellement devenir violents et brutaux que ses gestes d’affections me troublent. Mais cela me fait du bien, c’est comme si on m’aimait enfin, comme si je trouvais enfin ma place et une famille…
Mes bras viennent presque d’eux même s’enrouler autour du cou de Morten, j’ai froid et j’ai aussi envi que le temps s’arrête pour l’éternité afin que je puisse savourer cet instant.


- Tu veux apprendre … Tu veux guérir … Tu veux me plaire ? C’est très touchant. Mais tu ne le fais que pour moi, c’est bien cela ? Fais-le aussi pour toi. Je veux bien t’apprendre. T’aimer ? Nous verrons cela. J’ai des conditions. Tu ne devras plus être l’humain que je viens de voir. Tu seras le nouveau Dymnos. Plus question de t’entendre parler de toi de cette façon, je ne prends pas les plus bas que terre. C’est ce que tu dis de toi, alors arrête, car je sais que tu peux être différent. Tu me l’as montré lors de notre « dispute ». L’affaire est close à présent.

Je relève la tête quand il parle de ma nouvelle vie, de mon nouveau moi. Alors, il ne veut pas d’un esclave docile ? Suis-je donc libre de penser ce que je veux ? De faire presque ce qu’il me plait ? Et même de lui parler sincèrement ?
Je le laisse finir, je ne préfère pas parler avant qu’il m’en donne la permission : on ne sait jamais. Mais au lieu de me donner la parole, ses lèvres viennent se poser sur les miennes. Je ne bouge pas, en fait, je ne sais pas comment réagir : c’est la première fois que quelqu’un m’embrasse. C’est agréable, il reste tendre mais je ne pense pas qu’il est compris que je ne savais pas quoi faire face à ce geste. Sa langue vient soudain dans ma bouche pour chercher la mienne. Je n’ai même pas le temps de parler ou de le repousser qu’il m’allonge sur le lit. Je suis complètement sous lui, sous son corps chaud qui depuis le début me désire.
Je le laisse un instant « jouer » avec ma langue, il est tendre avec moi alors que les autres ont toujours pris ce qu’ils voulaient par la force… Puis je le repousse doucement quand je sens que ses gestes veulent aller plus loin. Je me dégage doucement de son emprise puis je recule vers la tête de lit. Je le regarde apeuré en me mettant en boule. C’est vrai qu’il y va avec douceur mais je crains qu’il aille plus loin avec plus de violence.
Je baisse timidement la tête avant de prendre la parole.


-Pardonnez-moi… Je… je ne sais pas… je veux apprendre, je veux vous satisfaire mais… allez y doucement, guidez mes gestes, dites-moi ce que je dois faire…

Je relève un peu la tête et remarque qu’il n’a pas bougé, je crois qu’il comprend mon problème. Je souris alors timidement et me rapproche à nouveau de lui. Je me blottis dans ses bras puis après un long moment de silence, je lève la tête vers lui. Ses lèvres étaient douces et délicates…
Je l’embrasse timidement puis mes bras l’enlacent de nouveau. Je veux oublier, je veux guérir de ces blessures, je veux moi aussi connaître le bonheur et le plaisir…


(voila, j'espère que Morten sera pas faché XD)
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MessagePosté le: Lun 9 Fév - 16:12 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

[Je sais c'est un peu moyen ..DSL]


C'est enfin entré dans sa tête il me semble, bien que je ne sois pas certain. Dymnos a tout de même le courage de se laisser faire. Mes gestes sont dépourvus de brutalité. Puisque j'ai décidé de faire preuve d'indulgence envers lui, je peux me le permettre, à la condition qu'il soit à moi. Malgré que je sois magnanime à cet instant, je n'oublie rien de ce qu'il s'est passé avant. Je lui ai dit que l'affaire était close, elle l'est pour lui. Je garde juste ça en mémoire pour moi, on ne sait jamais cela pourrait devenir utile dans l'avenir.
Dymnos est parfois une personne qui ne se laisse pas démonter, dommage que se soit si rare. Il a l'air quelque fois un être apeuré, timide et réservé. Tantôt un jeune guerrier qui à toutes griffes dehors, c'est assez contradictoire.
Je sens son corps sous le mien, ses lèvres répondant à mon étreinte. Il s'avérerait qu'il saisisse ce que j'attends à présent de lui. Je voudrais en être complètement convaincu. Le doute peut subsister et en ce qui concerne le jeune Grec c'est fort probable.

*je vois, ainsi il trouve que s'embrasser est agréable*

Comme quoi, je peux lui faire changer d'avis sur les relations intimes entre hommes, ou quelque chose d'approchant en ce qui me concerne. Je continue mon exploration dans son esprit, j'aimerais en savoir davantage. Certains diront que c'est du voyeurisme, et moi je suis tout à fait d'accord avec eux.
Comprendre, bien sur que j'ai compris, mais monsieur à encore des lacunes avec son imagination. Le manque de laisser aller parait des plus évident, sinon il tenterait le coup, même si cela ne soit pas bien fait. Répondre au baiser, à un simple baiser et c'est faire face à un mur pour lui. Il va falloir que je lui apprenne tout, j'espère qu'il y mettra à peu du sien quand il aura appris deux ou trois choses essentielles. Par contre, il me trouve … Tendre. Je ne m'attendais pas à un tel accueil de si tôt.

*Va-t-il en être ainsi quand on ira plus loin dans l'accouplement?*

Très bonne question, je la garde pour plus tard, car je viens de voir un souci point à l'horizon. Dymnos à décider de m'échapper encore et ce n'est pas pour me faire plaisir. Cela commence même à bien suffire. Pourtant je ne fais rien pour le retenir, pas de violence, je l'ai promis. Je préfère entendre ce qu'il a dire pour se justifier.
Je le vois retourner vers la tête de lit, comme au début de sa venue ici. Seulement j'ai un avantage sur lui, c'est de lire tout ce qu'il y a dans sa tête, même ce qu'il me cache au plus profond de lui. D'abord retissent à l'utiliser, depuis tout à l'heure, je vais en abuser je crois. Dans son esprit c'est encore et toujours le même problème, moi qui croyais mettre assagi et le faire en douceur… Bien sur que je ne vais pas lui faire de mal, qu'est-ce qu'il n'a pas compris dans ce que je lui annoncé?
J'ai vraiment l'impression de faire du surplace, de ne pas avancer avec Dymnos et ce n'est pas faut d'essayer.

-Pardonnez-moi… Je… je ne sais pas… je veux apprendre, je veux vous satisfaire mais… allez y doucement, guidez mes gestes, dites-moi ce que je dois faire…

Pourtant, il me surprend dans l'étonnement. C'est lui qui vient de nouveau vers moi, c'est une grande première. Pourquoi alors avoir fui, si c'est pour revenir avec les mêmes intentions? Je le prends dans mes bras, sans relever pour le moment ce qu'il me dit. J'attends un peu pour voir ce qu'il va faire, et oh encore grande surprise, ses lèvres se posent sur les miennes. Parfait, vraiment parfait. Je ne vois pas qu'il manque d'imagination ou alors il ne sait pas ce que s'est.
Peu après je crois que c'est à moi de reprendre la parole. Je dois avant tout lui enlever ses doutes. Ce qui ne semble pas être si simple puisque ces peurs viennent s'y greffer.


-Quand je tente de te montrer que la douceur peu faire beaucoup dans une relation intime, ne t'enfui pas comme tu viens de le faire. Tu veux apprendre mais tu pars de peur. Soit détendu, et surtout serein … A moins que tu n'es pas confiance en moi et que tu crois que je vais te violer d'un instant à l'autre ? …

Je laisse murir cette pensée, qu'il réfléchisse bien à cette question. Je verrais plus tard la réponse, mais je dois mettre un terme à tout ces fuites. J'ai bien peur qu'à la longues elles m'agacent.

-Si c'est le cas, je ne peux rien faire pour toi, mais cela ne m'empêchera pas de te prendre. Je suis et reste ton maitre, cela ne changera jamais, prends bonne note de cela. Mais sache encore une fois que je peux être doux, si on m'en donne l'occasion pour le démontrer, pas comme toi …
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév - 14:49 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

-Si c'est le cas, je ne peux rien faire pour toi, mais cela ne m'empêchera pas de te prendre. Je suis et reste ton maitre, cela ne changera jamais, prends bonne note de cela. Mais sache encore une fois que je peux être doux, si on m'en donne l'occasion pour le démontrer, pas comme toi …

J’hoche lentement la tête en ravalent un sanglot. J’ai peur de ne pas lui plaire, de le lasser avec mes craintes mais pourtant je pourrais les justifier : on ne se connaît pas depuis longtemps pour que je puisse le comprendre, on n’arrête pas de se quereller. Et s’il jouait un jeu pour mieux me prendre de force ? Il l’a dit lui-même, il n’hésitera pas un instant à me violer si je ne me laisse pas docilement faire.

Je secoue la tête de droite à gauche pour chasser toutes ces mauvaises idées alors que mes mains, inconsciemment, vont agripper les épaules pâles et lisses de Morten. Il faut que je ravale ma fierté, mes rêves mais aussi mes doutes. Il a raison sur un point : je suis esclave désormais et les esclaves n’ont pas le droit de penser ni même d’avoir des sentiments.


-Pardonnez-moi, c’est complètement involontaire. Je ne recommencerais plus, promis.

Je ferme les yeux puis reprenant peu à peu mon calme avant de me reculer un peu pour le regarder.

-Comment puis-je être calme, détendu et serein alors que je crains ce que vous allez me faire. Je vous crois si vous me dites que vous seriez doux mais… Mais j’ai ces sensations en moi…

Mon corps tremble soudain, leurs visages me reviennent et leurs rires… Par un étrange réflexe, je reviens dans les bras de Morten. J’aurais aimé qu’il me comprenne, qu’il soit compréhensif et qu’il me laisse plus de temps… je grelotte encore un peu avant de relever la tête vers lui. Mes doigts se posent timidement sur son front puis descendent l’arrête de son nez. Ils vont ensuite sur ses lèvres, je les caresses. Elles sont douces et humides.

J’ai encore envie qu’elles m’embrassent, qu’elles se posent sur moi avec tendresse, qu’elles me fassent oublier mes problèmes… même pour un temps…j’ai l’impression que je vais me perdre, que quelque chose va me consumer et me détruire. Pourtant cela ne m’inquiète pas, qu’importe ce qu’il m’arrivera après tout : j’ai enfin un endroit où vivre et quelqu’un va enfin s’ « occuper » de moi…

Je ne me rends pas tout de suite compte que je suis sur le dos et que ma bouche embrasse avidement la sienne. Que se passera t-il si je le lasse, si mon corps n’est plus désirable à ses yeux ? Il m’abandonnera. Il me jettera dans la rue ou sera complètement indifférent et me laissera dans un coin. Je refuse que cela se produise même si je sais que cet évènement est inévitable : comme tout esclave je peux être vite remplacé et puis, ma beauté et ma jeunesse n’est pas éternelle…
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MessagePosté le: Jeu 26 Fév - 16:17 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Je ne suis pas de ceux qui sont sourd à toutes protestations, même aux doutes. Par moment, je les laisse tomber car elles peuvent m’ennuyer. Dans ce cas, je fais comme si je n’avais rien entendu, mais tout est graver dans ma mémoire, elles me servent, je les utilise quand bon me semble. Pour Dymnos je l’ai fait dès le début, cela m’agaçait, il m’irritait. Toujours à se plaindre, pas seulement de sa capture, mais surtout de sa vie antérieure. Se pleurs, ses cris, ses petites bagarres insignifiantes pour moi, m’énervaient. Dire qu’à ce moment là je l’ai pris sous mon aile, je l’ai soigné pour en avoir que des embêtements.
Pour finir, il est revenu, supplier, Dymnos devint soumis. Je suis bien aise de cela, cependant combien de temps ça va-t-il durée ? Ce n’est qu’une question de temps avant que les pleurs et les plaintes ne reviennent au grand galop. Pourquoi ? Parce qu’il aura peur que je le touche, que je le caresse, même s’il ne sait pas qu’elles peuvent avoir des effets très bénéfiques, d’une très grande félicité. Je pourrais tout aussi bien le prendre pas la violence, comme une brute épaisse, comme les autres qui lui ont fait mal. Toutefois je ne tiens pas à être comme eux, j’ai assez bataillé pour lui faire comprendre que je ne suis pas ainsi, se serait comme un parjure pour ma personne.

-Comment puis-je être calme, détendu et serein alors que je crains ce que vous allez me faire. Je vous crois si vous me dites que vous seriez doux mais… Mais j’ai ces sensations en moi…

Qu’est-ce que je le disais ?… Ah oui, sa peur … Ses craintes de ne pas pourvoir être mien correctement. Bien sur qu’il veut être à moi, que je le prenne dans mes bras. C’est ce que je vois en lui, dans son esprit. Je lis en lui comme dans un livre ouvert. Cette expression sur son visage quand il réfléchit me donne l’opportunité d’aller visiter son subconscient à ces dépends. Les visions qui la de cette fameuse journée, de ses hommes qui l’ont de force, lui, Morten doit en subir les conséquences. Enfin, peut être pas complètement, puisqu’il vient contre mon torse quand il y repense. Dois-je ne profiter ? Maintenant ? Non !

Je suis donc obligé de patienter, mais je n’ai pas dit que je ne ferais rien. Il doit apprendre à m’avoir sans cesse près de lui, derrière lui sans qu’il ne sursaut de crainte envers moi.
Pourquoi pose-t-il ses doigts sur mon front ai-je de la fièvre ? Non certes pas ce genre de fièvre, une beaucoup plus désirable. Rien n’échappent à ses doigts fins, mon visage passe par un examen minutieux, je m’en contente pour l’instant. Tout n’est que début, je m'octrois la suite des événements.
Est-il subjugué par mes lèvres ? Repense-t-il à ce qu’elles lui ont fait endurer, avec extase. Son cerveau d’humain me donne la preuve. Commençons alors la première partie, l’approche, le toucher, et l’affection façon Morten Jansen, bien entendu.

Maintenant mes mains prennent le relais. Lentement, elles parcourent son dos, de bas en haut. Puis comme nous sommes face à face et qu’il regarde toujours mes lèvres, celles-ci capturent les siennes délicatement. Sans brusquerie, ma langue se faufile à l’intérieur de sa bouche pour jouer avec sa consœur. J’ai hâte de faire naitre en lui des sensations qu’il trouvera extraordinaire par douceur et son audace. Je deviens plus pressant, le collant plus sur mon torse. Le soulevant de mes mains au niveau de ses fesses, je le dépose sur mes genoux, plaçant son bassin près du mien. N’oubliant pas ses craintes, je ne fais aucun mouvement qui pourrait le mettre à mal, je me contente de finir mon baiser déjà très ardent. Reprenant un peu de ma respiration, je quitte sa bouche qui est en train de reprendre un peu d’air. Mon index prend son menton et le porte vers mon visage.

-Je sais que tes démons du passé ne seront pas facile à vaincre, je ferais en sorte de les estomper avec ton aide. Tu dois les chasser pour que tu ne pense qu’à moi, sans ça, tu ne seras jamais libre de ton passé, tu seras coincé dans le présent et l’avenir. Hors je suis ces deux dernières choses et pas question pour moi de te laisser faire.

Ma tête par à la conquête de la peau de son cou. C’est doux, sa peau fine n’est faite que pour mes baisers. J’aime à l’embrasser ainsi, voir ses réactions, ses désirs embraser son corps. Il est capable de cela, il le sait.

-Tu aimes ce que je te fais … je le sais, je le sens. Tu ne veux pas que tout cela s’arrête, n’est-ce pas ?
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MessagePosté le: Jeu 19 Mar - 21:15 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

(réponds quand tu veux, je ne suis pas là de lundi à vendredi ^^ je penserais à toi ^^ )

Je l’avais laissé parcourir mon dos avec sa main, je l’avais laissé m’embrasser. Et j’avais aimé. Je m’étais même forcé à ne ma gémir lorsque sa langue est venue s’enrouler contre la mienne. Je me suis même laissé faire quand il m’a amené sur ses genoux, à plus près de son bassin…
J’étais tellement bien que je réussis à oublier mes craintes. Je n’avais qu’une envie à ce moment là : être dans ses bras, tout simplement. Mais sa voix me ramène brusquement à la réalité et me rappelle mes souffrances passées encore présentes en moi.


-Je sais que tes démons du passé ne seront pas facile à vaincre, je ferais en sorte de les estomper avec ton aide. Tu dois les chasser pour que tu ne pense qu’à moi, sans ça, tu ne seras jamais libre de ton passé, tu seras coincé dans le présent et l’avenir. Hors je suis ces deux dernières choses et pas question pour moi de te laisser faire.

Je ne réponds pas, presque honteux puisque je ne pense pas réussir à oublier complètement ce qui c’est passé. Etre à lui… Entièrement à lui… J’aimerais sans doute mais… En suis-je capable ?
Mes doutes se dispersent lorsque sa bouche se posa sur la peau de mon cou. Je frisonne légèrement à ce contact plutôt agréable, comme tous ses autres baisers.
Mais sa voix me rappelle une nouvelle fois sur terre. Je fais une moue boudeuse mais ses paroles m’intriguent et attisent ma curiosité.


-Tu aimes ce que je te fais … je le sais, je le sens. Tu ne veux pas que tout cela s’arrête, n’est-ce pas?

Je tressaille fortement, cherchant un contact contre son torse. Ca allait surement trop vite… mais à quoi bon : je lui appartiens. Je suis à lui, presque entièrement à lui.

-J’avoue aimer vos baisers, maître… J’aime ça, vous êtes si doux, c’est si agréable… J’aimerais accéder avec vous à ce... septième ciel ? Mais…

Je marque une petite pause pour chercher mes mots. Je ne sais pas comment lui dire que… S’il se joue de moi, je ne pourrais pas le supporter… Je n’arriverais surement pas à accepter l’idée que je ne suis rien à part un esclave, un simple amant et encore.
Je veux bien être son amant, s’il reste aussi doux qu’il l’est mais… J’ai peur de trop m’ « impliquer », peur de tomber amoureux d’un homme qui ne m’offre aucune réciprocité.
Je me racle la gorge et me lance enfin :


-Mais avant de commencer tout ça… Je souhaiterais qu’une chose : que vous ne me mentiez jamais sur vos sentiments, sur vos intentions à mon égard. Acceptez-vous ? Je ne demande pas grand-chose… C’est juste pour m’aider à « guérir ».

Je le supplie des yeux avant de l’embrasser chastement sur le coin des lèvres avant de le regarder dans les yeux. C’est si important pour moi.
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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 17:16 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Maintenant mon esclave fait des demandes, je sais que c'est un bâtard de noble lignage, mais sait-il qu'il n'a le droit de faire que ce que le maitre veut?

Apparemment bien des questions lui taraudent l'esprit. Tant que je ne répondrais pas à ces suppliques rien n'y fera, il restera ainsi. Je ne sais pas pourquoi, sa demande m'indispose. Enfin, je crois que si plutôt, cela vient de mon autre esclave, qui est encore plus têtu que Dymnos. C'est vers lui que mes pensées vont, lui qui n'est pas encore mien, lui qui se montre agressif envers moi. Mais je l'aurais davantage avec le temps. Je ne devrais pas méditer sur ce sujet alors que je tiens dans mes bras un autre esclave mais c'est aussi pour son bien. Je lui dois la vérité et elle vient juste de s'imposer à moi sans le vouloir.

Mes yeux se posent sur ce visage avenant, ou l'adolescence est encore visible sur ces traits. J'aime son minois, ses yeux clairs emplis de tristesse, d'incompréhension, avec tout autant de questions. En fait, Dymnos ne demande pas grand-chose, juste que je sois sincère, honnête avec lui. Je ne pense pas que se soit un souci pour moi, tant qu'il n'est fidèle. Combien de fois je lui ai demandé de ne plus revenir sur son passé? Combien de fois lui ai-je répété qu'il fallait qu'il soit lui-même et non un personnage de seconde zone? Ne lui ai-je pas dit que je ferais tout pour lui venir en aide? Est-ce que je ferais une telle chose si je ne tenais pas à lui? Maintenant il faudrait que je lui dise qu'il m'est insignifiant? Pourquoi je lui dirais ça si ce n'est pas vrai ?

Je comprends très bien sa demande, seulement il doit savoir qu'il n'est pas mon seul esclave. Bien je ne prends pas autant de gants avec tous, il y en a au moins un à qui je donnerais bien plus. Et dire que celui-ci ne le rends en coups de pieds, de hurlements de révoltes et en insultes, je devrais le mettre aux fers, mais je n'arrive pas à m'en séparer.
Pour Dymnos s'est un peu la même chose, il est plus calme, plus sensible et à bien des sujets à remettre en place dans sa vie. Je tiens à lui, certes, et je ferais en sorte qu'il le sache.

Ma main vient caressée ses cheveux d'un geste souple. Il faut que j'apaise ses peurs de se retrouver tout seul, face à lui-même. Je réponds à son petit baiser innocent, il est si mignon, comment ne pas fondre … Mais là n'est pas le moment, Dymnos attends des réponses.

-"Avant de commencer tout ça" ? Ne prends pas cela comme une corvée, je crois que je ne le prendrais pas très bien.

C'était une des choses qu'il avait retenue dans sa demande. Bien qu'il fût d'une pureté certaine, il ne devait pas prendre l'amour à la légère, il devait comprendre cela d'abord.

-Maintenant, je vais te parler franchement. Je suis un Kurayami de sang noble et comme tel j'ai beaucoup d'esclaves. Mais sache que seuls deux de mes sujets sont importants à mes yeux, toi et Kori. L'un plus présent à mon esprit que l'autre. Je te dirais ce que je ressens pour toi. Un amour clair et limpide. Je veux t'aider, je veux te faire l'amour comme il se doit. Jamais je ne te mentirais, car dès à présent je ne le fais pas. Pourtant, je ne suis pas un vampire qui sache dire "je t'aime", tu ne l'entendras peut être pas de ma part, je préfère de loin te le montrer. C'est bien plus exaltant pour moi. Je te chérirais comme il doit être, ni plus ni moins. Prends s'en bonne note.


Sur mes dernières paroles je fonds sur lui, comme un félin sur sa proie. Rien de tel pour commencer les festivités. Oui je le chérirais, je le cajolerais dans mes bras jusqu'à l'aube. Dymnos, en rencontrant le plaisir de l'amour, ne devrait que de redemander encore et encore que je lui fasse le bonheur de réitérer davantage mon office.

Mes lèvres retrouvent sa bouche sensuelle, je m'en empare avec l'ardeur qui est mienne. La langue de Dymnos, si novice, reprends la danse avec la mienne qui ne reste pas inactive, loin delà. Mes mains renouent vers une exploration du jeune corps en mode action. Je sais ou je dois le toucher pour qu'il riposte à cet appel des corps, je sais que le sien ne fera pas plus de difficulté, il a tellement besoin de tendresse, de savoir que la brutalité n'a rien amené de bon. Et c'est moi qui dit ça … Ces deux esclaves seraient-ils en tain de perturber le Kurayami que je suis …?
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MessagePosté le: Lun 4 Mai - 23:33 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Après tous ses troubles, je fus apaisé par sa caresse. Ce geste me calma assez pour ne pas être apeuré par son baiser. Il était aussi doux que le mien, ce qui me plu beaucoup. Je rougis un peu quand il me reprocha mes paroles. Je ne voulais pas l’offenser en disant cela, vraiment. Mais je ne comprenais pas trop pourquoi il s’en offusqué autant, auprès tout notre relation était purement sexuelle, enfin je crois.

-Maintenant, je vais te parler franchement. Je suis un Kurayami de sang noble et comme tel j'ai beaucoup d'esclaves. Mais sache que seuls deux de mes sujets sont importants à mes yeux, toi et Kori. L'un plus présent à mon esprit que l'autre. Je te dirais ce que je ressens pour toi. Un amour clair et limpide. Je veux t'aider, je veux te faire l'amour comme il se doit. Jamais je ne te mentirais, car dès à présent je ne le fais pas. Pourtant, je ne suis pas un vampire qui sache dire "je t'aime", tu ne l'entendras peut être pas de ma part, je préfère de loin te le montrer. C'est bien plus exaltant pour moi. Je te chérirais comme il doit être, ni plus ni moins. Prends s'en bonne note.

J’hochai la tête, si je comprenais bien : nous étions deux à nous partager l’honneur, si je puis dire, d’être « proche » de lui. Ce Kori, un nom assez étrange, devait être ici depuis plus longtemps que moi, donc ça devait être lui qui était le plus « présent ». Ainsi, je pouvais légitimement, si j’avais raison bien sur, me considérer comme un substitue, une sorte d’amant qui sert quand l’autre n’est pas disponible…
Mais j’étais troublé : il disait m’aimait, vouloir m’aider, me faire l’amour. C’était si paradoxal que je n’arrivais pas à comprendre quoi que se soit. Sur quoi avais-je raison ? Sur quel point me trompais-je ? Et puis, il m’avouait bien qu’il ne me dirait jamais de mots doux, les vrais qu’on se dit entre compagnons…
« Je te chérirais comme il doit être, ni plus ni moins ». Ces mots là, étaient sans doute les plus mystérieux. « Je te chérirais » signifiait qu’il allait m’aimait, pas d’un amour passionné mais d’un sentiment quand même sincère et doux ; Par contre, je devais comprendre par «comme il doit être, ni plus ni moins » que je devais mériter son amour et faire des efforts pour avoir plus.

J’étais tellement troublé que je ne le vis pas s’approcher de moi, tel un chasseur fondant sur une proie naïve et inoffensive. Je sursautai légèrement mais je me repris lorsque ses lèvres emprisonnèrent les miennes. Son baiser était si fougueux que j’en gémis légèrement. Je couinai même lorsque je sentis sa langue, experte, venir caresser la mienne. Je ne savais vraiment pas comment m’y prendre. Je tentai timidement de jouer avec sa langue. Je me concentrai sur cette tâche qui pour moi était un véritable exploit pour moi.
Mon corps se mit à trembler de lui-même quand ses mains parcoururent mon corps. Je voulais m’abandonner contre lui, oublier pour quelques heures tout ce que je venais de vivre mais je ne pas quoi faire exactement. Devais-je me déshabiller ou bien rester sagement allongé ? Serais-ce moi que je me retourne sur le ventre ou devrais-je rien faire et attendre qu’il me positionne lui-même ?

Je me laissai faire pendant un moment puis je me redressai pour passer mes bras autour de son cou. J’enfouis ma tête dans le creux de sa nuque, pour reprendre mon souffle et cacher ma gêne d’être ainsi caresser de toutes parts. Je gémis pour la énième fois avant d’embrasser sa peau pâle et froide. Le contact glacé de son corps contre le mien me faisait du bien, j’étouffais. Une chaleur m’avait envahit, c’était d’abord une boule de chaleur qui s’était installé dans mon bas ventre puis il s’était répandu dans ma poitrine et mes membres, tous mes membres…


-Maître... Je... Morten...
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MessagePosté le: Ven 29 Mai - 18:05 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

Mon sourire se fit à l’intérieur de ma personne. je vois bien qu’il est bouleversé par me paroles. Mais en aucun cas, je ne reviendrais là-dessus. J’ai dit ce que j’avais à dire, maintenant, à lui d’essayer de les concevoir et d’en faire bon usage.
Pour le moment, je joue davantage avec mes mains en parcourant son corps. C’est bien le plus affriolant qu’un autre discours. J’aime sentir les frissons de désir quand celui-ci écoute mes doigts passer sur cette peau fragile. Découvrir et explorer chaque parcelle pour savoir quelle partie est la plus sensible. Vraiment c’est un jeu exaltant.

Dymnos sera exactement comme cela dès qu’il aura appris à se détendre. Il saura en redemander quand il aura compris d’où viennent les bienfaits de l’amour. Au moment où il pourvoira à tout cela, il viendra à moi de lui-même et quémandera mes caresses. Il me tarde de lui faire son éducation, lui apprendre les rudiments de l’amour. Sans compter qu’il sera dévoué à ma personne et me servira en conséquence. Les joies d’un soumis est bien plus agréable que les joutes verbales. C’est reposant tout en étant alléchant, voire excitant.
Son innocence est un réel régal, j’aime quand les doutes l’assaillent. Dymnos se demande ce qu’il doit faire, je le lis dans ses pensées. Cependant, le mieux est … Que je ne le fasse pas, plutôt attendre ses réactions. Je crains que le jeu ne devienne ennuyant à force de savoir ce que pense les autres. Parfois utile comme don, il peut devenir très vite lassant.

Mon étonnement est de taille quand mon jeune innocent vient se coller contre moi. Je sens son souffle sur ma peau de mon cou. Serait-il timide ou quelque chose comme cela ? Se n’était pas ce qu’il n’avait semblé au premier abord. Les instants chargent à force de les provoquer. Et puis c’est normal, lui, qui n’avait connu que les méfaits des hommes, va recevoir l’amour d’un vampire ou démon, comme ils nous appellent.
Mais qui sont réellement les monstres dans cette histoire ? Je ne dis pas que je suis un saint, que je n’ai jamais attenté à la vertu d’une personne sans son consentement … Mais je préfère de loin qu’ils approchent de leur propre chef. C’est ce qui arrive le plus souvent possible.
Pourquoi est-ce que je pense à tout ça alors que j’ai un être délicieux dans mes bras. J’ai le sentiment que je vais faire bonne ripaille aujourd’hui après tout. Mes paumes viennent effleurer son dos. Par ce contact se sent un désir proche, il frémit sous mes doigts. Ma persévérance est en train de se payer, je suis têtu et j’en suis très heureux à cet instant.

Je glisse mes mains sur se reins, le caresse en remontant lentement. C’est comme lui laisser des traces rouges vives sur sa belle peau. Tout cela n’est qu’un commencement, bientôt il sera à moi, me le demandera jusqu’à me supplier.
Simultanément, je mets en action mes lèvres. Je vais le gouter jusqu’à la petite mort. Ainsi, je pars à la conquête de son cou, à mon tour. Déposant de légers baisers sur celui-ci, je parsème chaque parcelle qui est à ma portée. Ma langue officie de concert, léchant par la même, le lobe de son oreille, en le mordillant un peu, sans mal. Mes mains passent de son dos à ces hanches en pressant un peu. Mais là n’est pas ma destination finale, non c’est bien plus intéressant plus bas. Délicatement, je prends en mes doigts son divin postérieur, je voudrais lui faire comprendre maintenant quel est mon but. Je ne suis pas de ceux qui vont par quatre chemins, je favorise qui est directe et ne pas mentir. Cela ne sert à rien et fait perdre un temps considérable. Doucement je les malaxe, j’ai envie de lui faire ressentir que des bienfaits, rien d’autre. J’essayerai par tous les moyens de ne faire connaitre aucun mal. Une de mes mains quitte une de ces fesses, je viens de prendre possession de son menton. Ma bouche capture la sienne, ma langue s’insinue dans son intérieur. Le baiser est langoureux, à devenir passionné. C’est un autre moyen de ne pas lui faire penser à son passé, qu’il ne pense qu’à moi et au présent.
Pendant ce temps, mon autre main n’est pas en reste, elle prend plaisir à venir toucher un point sensible. Son intimité qui va être mien, c’est sans conteste. Mon majeur atteint cet antre si chaud, bientôt il évoluera en impatient.

Moi-même je ne suis pas réservé, l’excitation me gagne au fur et à mesure que je prends possession de son corps. Graduellement je l’emmène avec moi en l’installant sur le lit, ne pas lui faire peur est une priorité. Je me déplace pour être sur lui mais sans qu’il me sente nécessairement. Ce qui ne m’empêche pas d’explorer encore et davantage son corps, jusqu’à stopper net et le regarder droit dans les yeux. C’est le moment de prendre un peu de ces nouvelles, savoir comment il ressent ces premiers émois.

-Je t’ai entendu m’appeler …. Me veux-tu vraiment ? M’acceptes-tu comme amant à présent ? Je serais doux c’est une promesse.
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MessagePosté le: Mar 30 Juin - 13:38 (2009)    Sujet du message: Des excuses et une punition Répondre en citant

-Je t’ai entendu m’appeler …. Me veux-tu vraiment ? M’acceptes-tu comme amant à présent ? Je serais doux c’est une promesse.


Je redresse la tête. Mes yeux sont mi-clos, mes lèvres entrouvertes, ma respiration saccadée.  Je chaud, trop chaud et son corps est si frais… je me colle encore plus contre lui en fermant définitivement mes yeux. Je tente de me reprendre un peu. J’inspire et expire doucement, calmant mes émotions qui sont encore trop fortes pour moi. Lorsque je fus enfin redevenu moi-même, je me reculai un peu de son corps si beau, si parfait. Je l’embrassai chastement pour lui donner ma réponse, un petit « oui » timide et anxieux mais un « oui » quand même. Pourtant je restais toujours autant troublé… j’angoissais à cause de ses caresses sur mon intimité. Je tremble en me souvenant du choc que j’ai ressentit durant ce geste.


-Oui, j’accepte d’être à vous… mais… ma requête va vous paraître étrange mais s’il vous plaît, je vous prie de n’utiliser que vos mains pour ce soir. Ce n’est pas que je vous crains, je sais que vous ne voulez pas me faire de mal. En fait, c’est mes réactions dont j’ai peur.



Je souris timidement avant de l’embrasser une nouvelle fois. Je dois avouer que plus le temps passe et plus j’aime ses lèvres. Je frotte ma joue contre la sienne, comme un chat qui cherche des caresses. Puis je tombe en arrière. Je m’allonge silencieusement sur le dos, le dos cambré et les jambes écartées. Ma position était assez inconsciente, je m’étais simplement avachie, sans aucune arrière pensée pour exciter encore plus mon maître. Mais la lueur dans les yeux de « Maître Morten », je pris conscience que ma posture était plus que compromettante.



Je savais qu’il m’observait, ou plutôt qu’il regarder désireux mon corps qui s’offrait peu à peu à lui. J’en profitai pour l’observait à mon tour. Ses traits étaient magnifiques, ses cheveux bruns tombaient librement sur ses épaules. Il était digne du plus beau dieu de l’Olympe et Je suis fier de lui appartenir. Je me surpris même à avoir hâte qu’il s’allonge sur moi pour me couvrir de baiser, j’aime ses baisers. Doucement, je le sors de sa contemplation en tendant une main tremblante vers lui. Je caresse silencieusement son torse.



-Juste vos mains si douces et votre bouche tellement suave…



Je prends l’étrange initiative de l’attirer contre moi. Son épiderme froid me fait frissonner mais je caresse délicatement ses cheveux. Mes lèvres se posèrent sur les siennes. C’était tellement bizarre. Je me sentais bien dans ses bras, je n’avais plus peur des autres et je désirais même lui voler son cœur. L’idée d’un autre que moi auprès de lui me serrait le cœur. Serais-je devenu jaloux ? Possessif ? Amoureux ? Tout cela était nouveau pour moi… au plus profond de moi, pourtant, je priai pour être celui qui avait le plus de place dans son cœur, enfin s’il en avait un.



-Faites de moi votre amant… Vous serez le seul… le seul à poser les mains sur mon corps… Le seul que j’aimerais… Jusqu’à ma mort, je serais à vous… tout à vous, mon beau seigneur immortel.



Je souris avant de l’embrasser dans le cou.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:30 (2018)    Sujet du message: Des excuses et une punition

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